mercredi, 25 novembre 2009

Carnet de voyage au Bénin -11-

Vendredi 23 janvier : d’Abomey à Grand Popo.

 

Après une nuit agréable dans ce lieu si paisible, nous partons visiter les demeures royales des anciens rois d’Abomey. Au passage, nous nous arrêtons prendre la photo de la statue de Gbéhanzin qui trône fièrement à l’entrée de la ville.

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 Il a fière allure, ce fougueux guerrier qui tint tête à l’armée française au moment de la prise du territoire danxomé. La lutte entre les deux armées fut féroce. Gbéhanzin dut se résoudre cependant à déposer les armes. Il fut alors déporté à la Martinique, puis en Algérie où il mourut sans jamais revoir son pays.  

Une manifestation avait lieu au moment de notre pause-photos : les enseignants du Bénin réclamaient d’être payés, ce qui apparemment, n’avait pas été fait depuis quelques mois !

 

Nous voici maintenant devant l’entrée des palais royaux, ou, plutôt devrais-je dire, devant l’entrée des deux seuls palais subsistants, le reste ayant été pillé, anéanti au cours des ans.

Durant près de 300 ans, douze rois se sont succèdés sur le trône du royaume d’Abomey. Chaque nouveau roi se devait de faire construire son palais. L’ensemble constituait donc une cité impériale s’étendant sur plus de 40 hectares. Hélas, aujourd’hui il ne reste plus que deux palais, celui du roi Ghézo (1818-1858) et celui du roi Glélé (1858-1889), le père de Gbéhanzin.

 

L’Unesco a donc inscrit ce site au Patrimoine mondial de l’Humanité depuis 1985. D’importants travaux ont été mis en œuvre pour restaurer les vestiges, en particulier de magnifiques enfilades de bas-reliefs représentant les différents emblèmes des rois.

Malheureusement, LES PHOTOS SONT INTERDITES et on peut regretter qu’aucun livre ne soit proposé à la sortie pour garder une trace écrite de cette intéressante visite. Seul, un petit catalogue retrace le travail effectué par l’Unesco

Un musée est ouvert à l’intérieur des différentes salles de ces palais où on peut admirer des objets ayant appartenu aux rois et à leurs conseillers. Un peu plus loin, je tombe en arrêt devant une superbe sculpture et là, le guide m’apprend que c’est une copie, l’originale étant à Paris, au musée du quai Branly ! DECIDEMENT, ON CONTINUE DE TOUT PILLER EN AFRIQUE ! Je trouve ça particulièrement choquant.

Parmi les différents objets, le trône du roi  posé sur quatre crânes humains rappelle qu’on n’est pas chez des rigolos ! D’ailleurs rappelez-vous les Amazones, ces fières guerrières, qui –dit-on- se coupaient les seins pour mieux tirer à l’arc !

 

 

Quand un roi mourait, il était coutume que ses femmes (un des rois en eut 42), se fassent enterrer vivantes avec lui ! Ah, l’amour, quand tu nous tiens …Une visite TRES intéressante donc.

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Nous quittons Abomey et filons bon train vers Grand Popo. Ah, Grand Popo, sa plage, ses cocotiers, sa mer… Le temps de poser mes affaires dans la chambre ...

Allez, je vous laisse, je vais piquer une tête dans l’eau.

À suivre…

vendredi, 23 octobre 2009

Carnet de voyage au Bénin -10-

Jeudi 22 janvier : de Parakou à Abomey

Avant de reprendre la route en direction d’Abomey, certains d’entre nous souhaitent changer de l’argent. Aussi Joseph les accompagnent-ils dans une banque le temps que les autres attendent à l’hôtel.

8h30, 9h… 9h30 et toujours personne ! L’attente devient intolérable. Aussi le reste du groupe prend le second car et va rejoindre le groupe qui est à la banque.

Elle se situe juste à côté de la prison de Parakou. Et là, nous apprenons que nos malheureux compagnons de route sont « séquestrés » dans la banque. Le mot peut paraître un peu fort et pourtant c’est bien la réalité. Pas question pour eux de pouvoir ressortir de la banque puisqu’on leur a pris leur passeport. Ils sont donc obligés d’attendre le bon vouloir des employés… Ce n’est qu’à 11h qu’ils quittent la banque sous nos applaudissements fournis et le sourire du gardien de la prison, en stationnement devant l’entrée avec sa mitraillette !

La journée risque d’être un peu longue avec ce retard.

 

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Arrêt dans une nouvelle école.

Nous atteignons Dassa et l’auberge des autruches à 14h pour le déjeuner.

L’après midi nous  nous arrêtons pour photographier les sacs de tapioca au bord de la route. Chaque marchande étale sa production sous une pancarte aux noms parfois très évocateurs !

 

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J’en profite pour acheter un sachet de bâtonnets de cacahuètes, frits et légèrement pimentés, une spécialité de la région. Nous atteignons Abomey vers 18h. Nous voici donc dans l’ancienne capitale de ce qui fut le royaume d’Abomey.

Petite histoire :

Le royaume d’Abomey prit naissance au XVIIème siècle. Le fondateur en fut Houégbadja (1645-1685).

13 monarques régnèrent sur le territoire. Le dernier roi fut Agoli-Agbo, le fils du roi Béhanzin. Son règne fut de courte durée (de 1894 à 1900), le Dahomey ayant eu à subir les attaques de l’armée coloniale française. Mais j’y reviendrai demain, lors de la visite des demeures royales.

L’auberge d’Abomey ne dispose que d’une seule chambre libre. Nous sommes donc logés dans une annexe toute proche et nous ne perdons rien au change.

 

 

Bienvenue chez Monique à La Lune !

 

Le jardin est transformé en une véritable exposition de sculptures africaines. On ne sait plus où donner de la tête tellement il y en a, de toutes formes, de toutes tailles. Les artistes travaillent sur place. Je pense à Thierry, s’il était là, il se régalerait. Aussi je photographie un maximum de sculptures.

 

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Les chambres sont situées un peu plus loin, dans un beau jardin, lui aussi décoré de sculptures.

 

À suivre…

Deux diaporamas vont vous permettre de découvrir ce lieu insolite :

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mercredi, 07 octobre 2009

Carnet de voyage au Bénin -9-

Mercredi 21 janvier : retour à Parakou, suite et fin

 

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Après le déjeuner, Joseph nous emmène visiter un village typique de la région de l’Atakora, où les maisons ont une architecture très originale .Ce sont des fermes fortifiées, appelées "Tatas", d’un étage et conçues à l'origine pour se protéger des attaques ennemies. Nous sommes dans une région peuplée par les Bétammaribé et les Sombas (maçons), des ethnies qui s’étaient réfugiées dans cette région pour échapper aux cavaliers Bariba et aux razzias esclavagistes des rois d’Abomey. Joseph est particulièrement fier de nous faire connaître cet endroit car lui-même est descendant d’une famille Bétammaribé. D’ailleurs il  s’est construit son propre Tata dans un autre village de la région.En voici la carte postale : 

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Et voici l’oncle de Joseph devant son Tata : il s'appelle Bago-Unkui.
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 La conception de ces demeures est particulièrement ingénieuse. Après la visite de ce village, nous rejoignons la route principale et Joseph nous paie un pot avant de quitter définitivement la ville de Natitingou.

Nous arrivons pour le dîner à l’auberge de Parakou où nous avions déjà dormi le dimanche précédent. Je me réapproprie d’office la chambre 1 (située au rez-de-chaussée ce qui évite le transport des valises).

Après dîner, je ressors en compagnie de Sylvie et Patrick à la recherche d’un cybercafé pour vous donner de mes nouvelles. C’est Adrien qui, gentiment, se propose de nous conduire et de nous attendre !

La suite du voyage plus tard…

 

Diaporama : Tata Sombas de l’Atakora.

vendredi, 11 septembre 2009

Carnet de voyage au Bénin -8-

Mercredi 21 janvier : retour à Parakou, première partie.

 

 

Nous quittons l’hôtel Pendjari et retraversons le parc. Arrêt à la mare Bali pour apercevoir les hippopotames flemmarder dans l'eau.

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A la sortie du parc, nous nous arrêtons dans le petit village où les habitants récoltent le coton. Le coton représente la source essentielle de leurs revenus, c'est-à-dire environ 19000 francs CFA annuellement et  par famille (et non par personne !), ce qui représente environ 20€. A cela vous rajoutez un peu de culture de manioc et d’igname et vous avez fait le tour des revenus des villageois. Juste de quoi survivre… Et si par malheur les conditions climatiques se dégradent, c’est la famine assurée et il ne reste alors comme issue que le départ vers les grandes villes pour grossir le flot des miséreux.

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Un peu plus loin, nous allons voir les chutes d’eau de Tanougou. La présence de cette cascade a développé tout autour une végétation luxuriante qui rompt avec la savane herbeuse rencontrée précédemment.

Évoluons, évoluons et  grimpons !

Tu m’excuseras Joseph, mais je préfère rester en bas à vous attendre et à regarder les jeunes qui s’élancent dans les eaux glacées pour la photo.

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L’endroit est assez touristique et des petites échoppes proposent une foule de souvenirs. Il y a également un restaurant bien sympa à la terrasse de laquelle je me serais bien volontiers attardée pour déguster un jus de fruits. Mais nous avons une journée chargée et nous reprenons bientôt la voiture en direction de l’hôtel Baobab où nous allons retrouver nos deux minibus et leurs chauffeurs qui nous attendent.

Intermède : sur la route une voiture vient de tomber en panne.

Une poussette et ça repart pour un tour !

 

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Nous reprenons la même route qu’à l’aller et nous nous arrêtons à Natitingou pour déjeuner.

Joseph nous a réservé une surprise : au menu, un  plat typiquement béninois, à savoir  l’amiwo, accompagné de wagassi (fromage à crôute rouge servi frit), le tout agrémenté d’une sauce à base de tomates, d’oignons et de piment. Voici la photo, l’assiette est incomplète car j’avais déjà commencé à manger !

 

 

Allez, c’est reparti …

 

A suivre

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dimanche, 16 août 2009

Carnet de voyage au Bénin -6-

Lundi 19 janvier : de Parakou à Tanguiéta, suite et fin.

 

Après cette pause très agréable, nous reprenons la route.

Nous voici maintenant dans la ville de Natitingou, le fief de notre guide. Il nous arrête devant une poste pour acheter des timbres. Je profite de l’occasion pour poster la plupart des lettres que Thierry m’a confiées. Il a en effet dessiné un timbre sur le Bénin et je suis chargée d’envoyer une dizaine de lettres.

 

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Après la corvée de la poste, c’est l’arrêt achat de souvenirs dans une boutique artisanale située un peu plus loin sur une large avenue. Je résiste encore à toute tentation ! 

 

Nous atteignons enfin Tanguiéta en fin de soirée. Auberge agréable dans une forêt. Chaque chambre est située dans une case qui rappelle celles visitées le matin même, avec le confort en plus. Voici la mienne :

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Nous dînons dehors, à la lumière de bougies et nous avons droit à un spectacle de danse locale effectuée par des jeunes. J’ai totalement loupé la vidéo ! Sans doute est-ce dû au fait que j’ai bu deux cocktails… Il me faudra un certain temps pour récupérer tous mes esprits.

Au menu du soir : un EXCELLENT COUSCOUS dans lequel j’ai mis un peu trop de piment ce qui m’a achevée pour le reste de la soirée !

Demain, c'est du sérieux : nous pénétrons dans le parc de la Pendjari !

 

 

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A suivre…

 

Voici le diaporama de cette journée :

mercredi, 05 août 2009

Carnet de voyage au Bénin -5-


podcast

Lundi 19 janvier : de Parakou à Tanguiéta, première partie. 

Nous quittons l’auberge de Parakou vers 8h du matin. Adrien et Francis ont installé les bagages sur les minibus. Vous remarquerez qu’à chaque fois, ils prennent soin de bien les bâcher afin d’éviter la poussière !

 

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Nous filons aujourd’hui en direction du nord-ouest vers le parc de la Pendjari.

Première halte sur la route, tout près de la forêt d’Ouêmé.

 

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Deuxième pause dans la ville de Djougou, le temps de quelques photos :

 

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Un peu plus loin, nous nous arrêtons dans une école primaire. Les classes sont surchargées et les moyens bien faibles. Pour parer au manque d’enseignants, ce sont les militaires qui font la classe parfois.

 

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A Kopargo nous quittons la route principale et nous nous dirigeons vers le village de Taneka Koko (qui signifie sous la pierre). Ce village est situé au flanc d’une colline dans une végétation luxuriante.

 

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Là, un guide local nous prend en charge et nous donne de plus amples explications sur la construction des cases. Enfin, nous nous rendons vers l’arbre à palâbres pour rencontrer…

Devinez quoi ? Devinez qui ? Mais oui, bien sûr, c’est lui !

 

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VOICI DONC LE FAMEUX FÉTICHEUR, l’homme au cache-sexe en peau de babouin.

Ah, non, je me suis trompée, lui c’est le chef du village. Flûte, où ai-je donc mis cette fameuse photo. L’aurais-je effacée par erreur ?

Ouf, la voici :

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Vous allez encore dire que je suis mauvaise langue, mais, à y regarder de plus près, il semblerait que son cache-sexe laisse apparaître quelques débordements peu orthodoxes. Enfin, ce que j'en dis, n'est-ce pas... Bah, mesdames, alors, quelle est cette façon de vous rapprocher ainsi de votre écran ?

Le rôle du féticheur est primordial dans le village. Il règle bon nombre de conflits entre les villageois, peut guérir les maladies. Il est très écouté et respecté. Ce n’est pas un sorcier, il ne jette pas de mauvais sorts comme on aurait pu le croire au préalable. C’est plutôt une sorte de médiateur-guérisseur, l’ange gardien des villageois.

On devient féticheur de père en fils. Enfin, sachez qu’il est toujours vêtu ainsi.

Après cette visite intéressante, nous reprenons les bus et nous arrêtons un peu plus loin pour pique-niquer sous les manguiers.

 

A suivre ...

jeudi, 30 juillet 2009

Carnet de voyage au Bénin -4-

Dimanche 18 janvier : de Dassa-Zoumé à Parakou

 Lever à 7h en même temps que le soleil.

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Dassa est une ville entourée de pitons rocheux. On dit qu’il y en a 41, mais en fait ils sont beaucoup plus nombreux et assez inhabituels dans cette région plate. Avant de reprendre le train nous partons donc à l’escalade d’une de ces collines, lieu de culte vaudou où des sacrifices rituels sont toujours effectués lors du décès d’une personne.

Evoluons, évoluons ! s’exclame Joseph.

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On fait ce qu’on peut mon pauvre ami, aurais-je tendance à lui répondre en gravissant à grand-peine les rochers qui traversent  le village à flanc de colline et où les enfants et les adultes se déplacent avec la grâce et l’agilité des cabris.

 

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Tout en haut, on a une jolie vue sur la ville. Une petite maison sert de temple et l’accès y est interdit. On peut cependant photographier depuis la porte extérieure les nombreux fétiches qui remplissent l’unique pièce.

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Après ce petit moment sportif on retourne au train et le voyage se poursuit tranquillement plus au nord, jusqu’à la ville de Parakou.

Au menu du midi :

Lapin, pommes de terre et mangues. Hum, ces mangues, un vrai délice ! (le lapin aussi d’ailleurs).

Il est environ 17h lorsque le train arrive à son terminus. Tout le monde descend ! La ligne ferroviaire ne va pas plus loin. Voici Joseph, notre guide.

Nous sommes logés à l’auberge de Parakou qui ne dispose que de 7 chambres. J’obtiens la chambre 1, la seule qui soit au rez-de-chaussée. Un couple sera logé dans l’hôtel  voisin. C’est le fameux hôtel où le petit futé indique que l’état de l’établissement est vétuste et où l’on trouve différents insectes dans les chambres. Avec ma lampe je fais un tour détaillé de tous les coins et recoins, sous le lit. Ouf, il n’y a rien ! Et l’endroit n’a vraiment rien de vétuste. Le seul inconvénient pourrait être le bruit dû à la rue. Personnellement cela ne m’a pas gênée. Ce n’est pas le cas de tout le monde.

Après la douche, je décide d’aller dans un cybercafé. Devant l’hôtel je hèle un « zem », ces motocyclistes-taxis qui se déplacent très aisément pour un prix très modique. Ils sont facilement reconnaissables car ils portent une chemise jaune avec un numéro d’identification. Il faut un certain temps pour trouver un endroit ouvert car nous sommes dimanche et beaucoup de magasins sont fermés, repos dominical oblige.

Mon zem s’appelle Hassan et comme il est sympa, je lui propose de venir me rechercher une heure plus tard pour me raccompagner à l’hôtel.

Il est 19h lorsque je rejoins l’hôtel. C’est à ce moment-là que l’on apprend l’accident ! Un des touristes du groupe est tombé dans un trou. Et devinez qui c’est ? Oui, Jean-Claude.

En se rendant à l’hôtel voisin, il n’a pas vu que tout le long de la rue il y a une énorme tranchée servant à recevoir les eaux au moment de la saison des pluies. I Voici la fameuse tranchée photographiée de jour. Il faut dire que l’éclairage des rues est minimal, parfois même inexistant. Il s’est fait mal : le bras est bien écorché et il a probablement une côte fêlée. Par chance il y a deux infirmières dans notre groupe et il est aussitôt pris en charge. Il aurait pu effectivement se faire très mal. Rassurez-vous : le reste du voyage s’effectuera sans autre incident pour notre ami Jean-Claude.

Nous passons peu  après à table. Au menu du soir :

Beignets d’aubergine, sauté de porc avec petits pois et riz, salade de fruits frais.

Je commence à ressentir les courbatures de la grimpette du matin !

 

A suivre…

Enfin, pour clore cette journée, voici le deuxième diaporama qui regroupe les photos prises entre Dassa-Zoumé et Parakou.

 

lundi, 27 juillet 2009

Carnet de voyage au Bénin -3-

Samedi 17 janvier : de Cotonou à Dassa-Zoumé, suite et fin.

 

 

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Le train file à une allure tranquille à travers la campagne béninoise. Je me suis installée sur la plate-forme à l’arrière pour avoir un peu d’air et aussi pour pouvoir admirer à mon aise le paysage. Mais que se passe t-il  donc soudain ?

Jean-Claude est affalé sur son siège, cramoisi et haletant. Coup de chaud ! On lui allonge aussitôt les jambes, on lui applique une serviette mouillée sur le crâne duquel on a préalablement dévissé le chapeau. Ça fumait presque en-dessous ! Quelle idée aussi de garder sans arrêt un chapeau sur la tête, même à l’intérieur du train. Je pense qu’on aurait pu faire cuire un œuf sur le plat sur le dessus de son crâne.

Le voyage se poursuit donc… De temps à autre, on jette subrepticement un œil en direction de Jean-Claude pour voir s’il respire toujours. Sa femme soupire en haussant les épaules. Toutes les 5mn il asperge sa casquette d’eau puis la revisse sur son crâne. Il finit bientôt toute la bouteille, heureusement nous avons des réserves à bord !

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Le soleil décline au moment même où nous arrivons en gare de Dassa-Zoumé. Adrien et Francis nous attendent sur le quai. Sans plus attendre, nous grimpons dans les petits bus (surtout le bus blanc qui fait penser à un bus pour enfants tellement les sièges sont exigus, mais à la guerre comme à la guerre, cela ne décourage pas les touristes que nous sommes). Je précise également que nous n’avions pas de climatisation à l’intérieur, ce qui entraînera quelque temps plus tard des conflits entre ceux qui ne supportent pas le courant d’air de la fenêtre et qui, hypocritement, en catimini, referment systématiquement la fenêtre  dès qu’on l’entrouvre. Je ne cite personne, chacun se reconnaîtra. Dans le clan des « avec air », on retrouvait le père Noël, la mère Noël et moi…

L’autre bus avait été squatté par la famille du sud-ouest. On peut comprendre aisément qu’ils aient eu envie de voyager ensemble et d’ailleurs cela n’a posé aucun problème. Seule Janine, la femme de Jean-Claude voyageait avec nous, devant, car elle était malade en voiture.

 

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Mais revenons au récit du voyage : nous arrivons à l’auberge de Dassa. Elle est située tout près de la gare dans un cadre de verdure très agréable au milieu duquel a été installé un élevage d’autruches.

 

 

Chacun prend possession de sa chambre et après une douche salvatrice, nous nous retrouvons tous à table. Au menu :

Soupe de légumes légèrement épicée

Poisson avec riz

Bananes

Je n’ai pas mangé le poisson car je trouvais qu’il avait un goût de vase, comme ont souvent les poissons de rivière. Mais bon, je n’en ai pas fait une maladie, je n’ai même pas pensé à demander si je pouvais avoir autre chose. 

 

 

A suivre…

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mercredi, 22 juillet 2009

Carnet de voyage au Bénin -2-

,Au Bénin  le jour se lève à 7h et se couche à 19h. Aussi, le matin en me levant, voici ce que j’ai vu en ouvrant ma porte de chambre : le jardin intérieur de l’hôtel du port, avec, en toile de fond, les grues du port.

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Le départ est fixé à 8h. Au dehors déjà, Adrien et Francis, les deux conducteurs, chargent les bagages sur le toit des deux minibus.

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J’ai pris la précaution de changer de l’argent à la réception et bien m’en a pris car il s’avèrera que le change est une opération à haut risque. Vous verrez ultérieurement.

Nous quittons bientôt Cotonou en direction de Pahou, à 25km plus à l’ouest. C’est là que nous attend le « petit train d’ébène ».

En cours de route, je réussis à faire une vidéo qui n’est pas des plus réussies car le temps que je me prépare, nous étions déjà presque hors de la ville !

Nous arrivons bientôt à Pahou, sa gare, son train. La ligne ne transporte plus de passagers depuis déjà un bon bout de temps. Seul un train de marchandises effectue le trajet Pahou- Parakou (le terminus) deux fois par semaine.

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Nous grimpons à bord, sous les yeux amusés des enfants, tandis que nos chauffeurs vont prendre la route avec les valises jusqu’à la destination du soir, à savoir la ville de Dassa-Zoumé.

La plate-forme située à l’arrière du train permet d’admirer le paysage tout le long du trajet.

A midi le train s’arrête à Bohicon. C’est là que nous allons pique-niquer. Jean-Paul, le cuisinier prépare les assiettes : au menu … euh, j’ai oublié de noter. Il me semble que nous avions du poulet avec du riz, puis des petites bananes très douces. Nous déjeunons à l’ombre dans le wagon-salon.

C’est au moment de repartir que la situation s’est très légèrement compliquée : panne ! Chacun s’occupe comme il l’entend. Certains se reposent à l’ombre, d’autres en profitent pour aller jeter un œil à l’extérieur de la gare ( comme moi et le père Noël, alias Jean-Marie).

Pourquoi ce sobriquet de père Noël  donné à Jean-Marie par les enfants ? Tout simplement parce qu’il arbore une superbe barbe qui lui donne l’air d’un vrai papa Noël. Durant tout le séjour, il aura droit à ce surnom, ainsi qu’à ceux de Jésus de Nazareth ou encore de Ben Laden !

Je papote avec un gamin qui m’apprend à jouer à l’awalé. Il veut que je le photographie. Je prends alors son adresse pour lui envoyer la photo.  

Jean Claude, l’un des hommes du groupe des gens du sud-ouest ne trouve rien de mieux que d’aller aider des gamins qui ramassent des grains de maïs jonchant le sol.

Jean Claude, est-ce bien sérieux en plein soleil ? Oui, je sais, tu portes un superbe chapeau de brousse qui te fait ressembler à un chasseur de fauves, mais enfin quand même, ça cogne…

Une paire d’heures plus tard et après un bidouillage typiquement africain, la machine se remet en mouvement.

En Afrique il n’y a pas de problèmes, il n’y a que des solutions. Allez, on évolue ! s’écrie alors Joseph.

Evoluons, évoluons… C'est-à-dire mettons-nous en route.

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Le voyage reprend son cours, tranquille, nous traversons la campagne et quelques villages où les enfants se précipitent sur la voie en nous saluant chaleureusement. Les adultes aussi d’ailleurs. Jamais de ma vie je n’aurai dit bonjour autant de fois que durant ce voyage. Quand je pense qu’en France cela m’arrive si peu souvent. Quand on salue les gens, ceux-ci vous regardent comme si vous veniez d’une planète inconnue. Ici, c’est tout le contraire : sourires, grands gestes de bras, cris, chaleur humaine.

Bonjour !Bonne arrivée !Bienvenus !

 Que c’est bon de voir des gens souriants, j’avais oublié que ça existait encore. Et maintenant place au premier diaporama. 

 

A suivre…

samedi, 18 juillet 2009

Carnet de voyage au Bénin -1-

carte2.jpgAprès le Sénégal, voici donc le Bénin:

Avant toute chose, il me semble nécessaire de vous donner quelques renseignements sur ce petit pays d'Afrique.

Le Bénin occupe une superficie de 112 622km2, bordé par le Nigéria à l'est, le Niger et le Burkina Faso au nord, et le Togo à l'ouest. La population était de 6 769 914 habitants en 2002, avec une forte immigration venant essentiellement du Niger et du Nigéria.

Le Bénin possède deux capitales : Cotonou, la ville la plus importante du pays, est la capitale économique,  tandis que Porto-Novo est la capitale administrative.

Le climat est tropical, chaud et humide, devenant de plus en plus sec au fur et à mesure que l'on pénètre vers le nord, avec un froid froid, l'harmattan.

La végétation est celle de la savane herbeuse et arbustive.

Ancienne colonie française de l'A.O.F (sous le nom de Dahomey), le Bénin prit son indépendance le 1er août 1960. L'actuel président, Yayi Boni, fut élu en 2006 au deuxième tour avec une confortable majorité (74,5%). Il n'appartient à aucun parti politique.

Le taux de scolarisation est de :

60% à l'école primaire et 12% dans l'enseignement secondaire. Aujourd'hui une grande partie de la population de plus de 15 ans reste analphabète.

Le taux de mortalité (en particulier la mortalité infantile) est élevé, la cause la plus importante étant le paludisme, suivi par le sida.

Enfin l'espérance de vie est de 61 ans pour les femmes et 59 ans pour les hommes.

16 janvier 2009 : me voici donc à Roissy. Il est 9 heures du matin. L'avion affrété par Afriqayah est un Airbus A-320 de la compagnie slovène Adria. Nous décollons vers 12h30 en direction de Tripoli.

Petite pause de deux heures à Tripoli ce qui me permet de faire une pause cigarette dans une bulle de la salle d'embarquement. Un bus nous conduit bientôt au pied de l'avion. Mais là, mauvaise surprise : les WC sont bouchés et nous sommes obligés d'attendre plus d'une heure à l'intérieur du bus. Vous rajoutez la pause prière des employés sous les ailes de l'avion et nous décollons avec deux heures de retard. Mais la plus mauvaise nouvelle est d'apprendre que l'avion fait une escale au Cameroun ! Effectivement nous arrivons à Douala sous un véritable déluge et un terrible orage.

Finalement nous atteignons Cotonou vers 2h30 du matin. Le guide  s'appelle Joseph, il regroupe tous les participants de ce voyage (13 au total). Le lendemain nous récupèrerons un autre couple qui vient directement de Lagos, au Nigéria.

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Direction l'hôtel du port, qui comme son nom l'indique, se trouve situé juste derrière le port de Cotonou.

A suivre ...