mercredi, 05 août 2009

Carnet de voyage au Bénin -5-


podcast

Lundi 19 janvier : de Parakou à Tanguiéta, première partie. 

Nous quittons l’auberge de Parakou vers 8h du matin. Adrien et Francis ont installé les bagages sur les minibus. Vous remarquerez qu’à chaque fois, ils prennent soin de bien les bâcher afin d’éviter la poussière !

 

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Nous filons aujourd’hui en direction du nord-ouest vers le parc de la Pendjari.

Première halte sur la route, tout près de la forêt d’Ouêmé.

 

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Deuxième pause dans la ville de Djougou, le temps de quelques photos :

 

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Un peu plus loin, nous nous arrêtons dans une école primaire. Les classes sont surchargées et les moyens bien faibles. Pour parer au manque d’enseignants, ce sont les militaires qui font la classe parfois.

 

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A Kopargo nous quittons la route principale et nous nous dirigeons vers le village de Taneka Koko (qui signifie sous la pierre). Ce village est situé au flanc d’une colline dans une végétation luxuriante.

 

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Là, un guide local nous prend en charge et nous donne de plus amples explications sur la construction des cases. Enfin, nous nous rendons vers l’arbre à palâbres pour rencontrer…

Devinez quoi ? Devinez qui ? Mais oui, bien sûr, c’est lui !

 

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VOICI DONC LE FAMEUX FÉTICHEUR, l’homme au cache-sexe en peau de babouin.

Ah, non, je me suis trompée, lui c’est le chef du village. Flûte, où ai-je donc mis cette fameuse photo. L’aurais-je effacée par erreur ?

Ouf, la voici :

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Vous allez encore dire que je suis mauvaise langue, mais, à y regarder de plus près, il semblerait que son cache-sexe laisse apparaître quelques débordements peu orthodoxes. Enfin, ce que j'en dis, n'est-ce pas... Bah, mesdames, alors, quelle est cette façon de vous rapprocher ainsi de votre écran ?

Le rôle du féticheur est primordial dans le village. Il règle bon nombre de conflits entre les villageois, peut guérir les maladies. Il est très écouté et respecté. Ce n’est pas un sorcier, il ne jette pas de mauvais sorts comme on aurait pu le croire au préalable. C’est plutôt une sorte de médiateur-guérisseur, l’ange gardien des villageois.

On devient féticheur de père en fils. Enfin, sachez qu’il est toujours vêtu ainsi.

Après cette visite intéressante, nous reprenons les bus et nous arrêtons un peu plus loin pour pique-niquer sous les manguiers.

 

A suivre ...

jeudi, 30 juillet 2009

Carnet de voyage au Bénin -4-

Dimanche 18 janvier : de Dassa-Zoumé à Parakou

 Lever à 7h en même temps que le soleil.

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Dassa est une ville entourée de pitons rocheux. On dit qu’il y en a 41, mais en fait ils sont beaucoup plus nombreux et assez inhabituels dans cette région plate. Avant de reprendre le train nous partons donc à l’escalade d’une de ces collines, lieu de culte vaudou où des sacrifices rituels sont toujours effectués lors du décès d’une personne.

Evoluons, évoluons ! s’exclame Joseph.

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On fait ce qu’on peut mon pauvre ami, aurais-je tendance à lui répondre en gravissant à grand-peine les rochers qui traversent  le village à flanc de colline et où les enfants et les adultes se déplacent avec la grâce et l’agilité des cabris.

 

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Tout en haut, on a une jolie vue sur la ville. Une petite maison sert de temple et l’accès y est interdit. On peut cependant photographier depuis la porte extérieure les nombreux fétiches qui remplissent l’unique pièce.

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Après ce petit moment sportif on retourne au train et le voyage se poursuit tranquillement plus au nord, jusqu’à la ville de Parakou.

Au menu du midi :

Lapin, pommes de terre et mangues. Hum, ces mangues, un vrai délice ! (le lapin aussi d’ailleurs).

Il est environ 17h lorsque le train arrive à son terminus. Tout le monde descend ! La ligne ferroviaire ne va pas plus loin. Voici Joseph, notre guide.

Nous sommes logés à l’auberge de Parakou qui ne dispose que de 7 chambres. J’obtiens la chambre 1, la seule qui soit au rez-de-chaussée. Un couple sera logé dans l’hôtel  voisin. C’est le fameux hôtel où le petit futé indique que l’état de l’établissement est vétuste et où l’on trouve différents insectes dans les chambres. Avec ma lampe je fais un tour détaillé de tous les coins et recoins, sous le lit. Ouf, il n’y a rien ! Et l’endroit n’a vraiment rien de vétuste. Le seul inconvénient pourrait être le bruit dû à la rue. Personnellement cela ne m’a pas gênée. Ce n’est pas le cas de tout le monde.

Après la douche, je décide d’aller dans un cybercafé. Devant l’hôtel je hèle un « zem », ces motocyclistes-taxis qui se déplacent très aisément pour un prix très modique. Ils sont facilement reconnaissables car ils portent une chemise jaune avec un numéro d’identification. Il faut un certain temps pour trouver un endroit ouvert car nous sommes dimanche et beaucoup de magasins sont fermés, repos dominical oblige.

Mon zem s’appelle Hassan et comme il est sympa, je lui propose de venir me rechercher une heure plus tard pour me raccompagner à l’hôtel.

Il est 19h lorsque je rejoins l’hôtel. C’est à ce moment-là que l’on apprend l’accident ! Un des touristes du groupe est tombé dans un trou. Et devinez qui c’est ? Oui, Jean-Claude.

En se rendant à l’hôtel voisin, il n’a pas vu que tout le long de la rue il y a une énorme tranchée servant à recevoir les eaux au moment de la saison des pluies. I Voici la fameuse tranchée photographiée de jour. Il faut dire que l’éclairage des rues est minimal, parfois même inexistant. Il s’est fait mal : le bras est bien écorché et il a probablement une côte fêlée. Par chance il y a deux infirmières dans notre groupe et il est aussitôt pris en charge. Il aurait pu effectivement se faire très mal. Rassurez-vous : le reste du voyage s’effectuera sans autre incident pour notre ami Jean-Claude.

Nous passons peu  après à table. Au menu du soir :

Beignets d’aubergine, sauté de porc avec petits pois et riz, salade de fruits frais.

Je commence à ressentir les courbatures de la grimpette du matin !

 

A suivre…

Enfin, pour clore cette journée, voici le deuxième diaporama qui regroupe les photos prises entre Dassa-Zoumé et Parakou.

 

lundi, 27 juillet 2009

Carnet de voyage au Bénin -3-

Samedi 17 janvier : de Cotonou à Dassa-Zoumé, suite et fin.

 

 

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Le train file à une allure tranquille à travers la campagne béninoise. Je me suis installée sur la plate-forme à l’arrière pour avoir un peu d’air et aussi pour pouvoir admirer à mon aise le paysage. Mais que se passe t-il  donc soudain ?

Jean-Claude est affalé sur son siège, cramoisi et haletant. Coup de chaud ! On lui allonge aussitôt les jambes, on lui applique une serviette mouillée sur le crâne duquel on a préalablement dévissé le chapeau. Ça fumait presque en-dessous ! Quelle idée aussi de garder sans arrêt un chapeau sur la tête, même à l’intérieur du train. Je pense qu’on aurait pu faire cuire un œuf sur le plat sur le dessus de son crâne.

Le voyage se poursuit donc… De temps à autre, on jette subrepticement un œil en direction de Jean-Claude pour voir s’il respire toujours. Sa femme soupire en haussant les épaules. Toutes les 5mn il asperge sa casquette d’eau puis la revisse sur son crâne. Il finit bientôt toute la bouteille, heureusement nous avons des réserves à bord !

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Le soleil décline au moment même où nous arrivons en gare de Dassa-Zoumé. Adrien et Francis nous attendent sur le quai. Sans plus attendre, nous grimpons dans les petits bus (surtout le bus blanc qui fait penser à un bus pour enfants tellement les sièges sont exigus, mais à la guerre comme à la guerre, cela ne décourage pas les touristes que nous sommes). Je précise également que nous n’avions pas de climatisation à l’intérieur, ce qui entraînera quelque temps plus tard des conflits entre ceux qui ne supportent pas le courant d’air de la fenêtre et qui, hypocritement, en catimini, referment systématiquement la fenêtre  dès qu’on l’entrouvre. Je ne cite personne, chacun se reconnaîtra. Dans le clan des « avec air », on retrouvait le père Noël, la mère Noël et moi…

L’autre bus avait été squatté par la famille du sud-ouest. On peut comprendre aisément qu’ils aient eu envie de voyager ensemble et d’ailleurs cela n’a posé aucun problème. Seule Janine, la femme de Jean-Claude voyageait avec nous, devant, car elle était malade en voiture.

 

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Mais revenons au récit du voyage : nous arrivons à l’auberge de Dassa. Elle est située tout près de la gare dans un cadre de verdure très agréable au milieu duquel a été installé un élevage d’autruches.

 

 

Chacun prend possession de sa chambre et après une douche salvatrice, nous nous retrouvons tous à table. Au menu :

Soupe de légumes légèrement épicée

Poisson avec riz

Bananes

Je n’ai pas mangé le poisson car je trouvais qu’il avait un goût de vase, comme ont souvent les poissons de rivière. Mais bon, je n’en ai pas fait une maladie, je n’ai même pas pensé à demander si je pouvais avoir autre chose. 

 

 

A suivre…

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