lundi, 09 avril 2007
VIETNAM, X
Carnet de route au Vietnam, dixième jour
Hôi An a beaucoup de charme ! L’architecture date des XVIIe et XIXe siècles. Lorsque la dynastie Ming fut renversée par les Mandchous en Chine, de nombreuses familles chinoises vinrent s’établir dans ce qui n’était alors qu’un gros bourg sur la rivière Thu Bon. Plus tard, ils furent rejoints par des Japonais.
Au fil du temps le port, trop éloigné de la mer, s’ensabla peu à peu. La vieille ville a été classée au Patrimoine mondial de l’Humanité par l’UNESCO à partir de 1985.
Nous commençons la visite par un passage sur le marché situé le long de la rivière.
Puis, balade dans les rues à la découverte des maisons.
La ville est touristique, on y croise beaucoup d’étrangers. Mais elle continue quand même à garder toute son authenticité.
Certaines maisons sont ouvertes à la visite, il suffit de consulter le petit fascicule qui nous est distribué à l’entrée de la vieille ville. De plus, toute cette partie est réservée uniquement aux piétons et aux deux roues.
Thuan, notre guide, nous emmène visiter un temple :
Vous avez vu les magnifiques bonsaïs ?
Cet encens en spirale peut se consumer durant 15 jours !
Un peu plus loin, nous pénétrons dans un atelier de broderie où les jeunes femmes reproduisent en fils de soie ou de coton de magnifiques paysages ou portraits à partir d'une photo.
Nous avons visité ainsi plusieurs maison en compagnie de Thuan, notre guide.
Puis nous franchissons le petit pont japonais construit en 1593.
Nous avons perdu un temps fou dans l'atelier de broderie où ces dames du groupe subitement prises par la fièvre acheteuse, ont passé plus d'une heure à choisir des nappes, des vêtements divers que les ouvrières confectionnent à vos mesures en quelques heures seulement ! Mais j'y reviendrai...
Pour l'heure nous allons déjeuner au bord de la rivière, dans un endroit très agréable et fleuri...
A suivre
D'autres photos ICI.
11:05 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Carnet de route au Vietnam, dixième jour (suite et fin)
Après le déjeuner, le guide nous annonce :
« Cet après midi, vous avez quartier libre !»
Ah, quelle chance, j’ai l’impression d’être comme un militaire qui a droit à une permission.
Libre ! Libre d’aller où bon me semble, de m’arrêter à mon gré, de fouiner dans les boutiques sans risquer de perdre le groupe.
Libre de me poser un instant à une terrasse de café et d’observer la vie autour de moi.
Cette escapade dans les rues de Hôi An fut comme une bouffée d’air pur !
J’ai visité quelques galeries de tableaux, musardé sur les quais, flâné dans les rues, photographié pas mal de façades, caractéristiques avec leurs couleurs vives, leur balcon en bois sculpté.
Alors tout ça donne une série de photos hétéroclites mais ce sont des instants marqués à jamais sur la pellicule.
Le soir je suis ressortie dans une boutique d’habillement avec quelques uns du groupe. Les petites vendeuses ont été particulièrement persévérantes et adroites car elles ont fini par nous convaincre et nous leur avons tous commandé des vêtements sur mesure !
Imaginez une petite boutique avec un stock phénoménal de tissus. Sur une table, des piles de catalogues reprenant des modèles de vêtements venus du monde entier. Ça va de la jupe droite au costume trois pièces en passant par la chemise, et c’est du sur-mesure !
D’ailleurs, ça y est, la plus jeune qui ne doit pas avoir plus de 16 ans commence à marquer mes mesures. Bon, OK, je vais choisir deux débardeurs pour l’été. J’ai à peine eu le temps de choisir le tissu que déjà elle est en train de couper et téléphone. Trois secondes plus tard, un gamin en vélo vient chercher le tissu et le papier…
De leur côté, Michel et Jean-Marie ont opté pour une chemise.
Il est 18 heures. Nous versons la moitié de la somme, le restant à la livraison à l’hôtel.
A 21h30, alors que nous attendions dans le hall, la petite jeune est arrivée, toute souriante, avec ses paquets sous le bras. Le résultat est surprenant ! Travail impeccable… Derrière tout ça on imagine aisément des ateliers obscurs où des petites mains travaillent sans relâche jour et nuit ! Je dis nuit car je pense à ceux du groupe qui avaient commandé des manteaux et des costumes livrables à 7h le lendemain matin ! Et si on leur parle des 35 heures, elles rient doucement…
Voilà, nous étions en direct d’Hôi An, ai-je envie de dire…
Demain nous quittons cette jolie petite ville pour reprendre la route vers la frontière cambodgienne.
A suivre
D'autres photos ICI.
04:15 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
05:30 Publié dans Vietnam | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : voyage, vietnam | |
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VIETNAM, IX
Carnet de route au Vietnam, neuvième jour
La seconde partie de notre voyage va de Huê ( au nord sur la carte) jusqu'à Ho Chi Minh-ville que j'appellerai plutôt Saïgon, si vous n'y voyez pas d'inconvénient ! Les Vietnamiens eux-mêmes continuent d'employer le deuxième nom.
Nous voici au 9e jour : ce matin nous quittons l’hôtel pour une promenade en bateau sur la rivière des Parfums. Cette rivière doit son nom au fait que sur ses rives poussent des plantes médicinales et aromatiques.
Nous embarquons sur l’un de ces bateaux amarrés tout le long des berges et nous voici partis. Il est encore tôt et une légère brume recouvre la rivière.
Je retrouve le même plaisir que j’avais connu lors de la remontée du Nil, la chaleur en moins.
Voici la place réservée au capitaine !
La principale activité sur la rivière est le ramassage du sable.
A longueur de temps des sampans récupèrent ainsi le sable, à l’aide d’un seau jeté au fond.
Puis il est remonté à la force des bras et des mollets ! Ce travail pénible rapporte environ 20€ par bateau rempli. Il faut compter une bonne journée de labeur, soit plus de 10h de travail, et toute la famille participe, même les enfants.
Le paysage est grandiose, la végétation est particulièrement luxuriante.
Premier arrêt pour visiter la pagode de Thiên Mu, appelée aussi la pagode de la Dame céleste.
L’essentiel des bâtiments et la tour ont été construits en 1841.
Une stèle racontant l’histoire de cette pagode est fixée sur le dos de cette énorme tortue.
Le jardin tout autour est splendide.
Nous reprenons le bateau et continuons la promenade.
Au passage nous apercevons un éléphant qui vient s’abreuver.
L’arrêt suivant nous permet de découvrir le tombeau de Minh Mang, empereur qui régna de 1820 à 1840.
On retrouve le même principe de constructions, les différentes cours, les statues des mandarins.
Retour au bateau : les affaires vont bon train ! Le bateau appartient à une famille qui vit sur ce bateau et tout le temps que dure la promenade, les jeunes filles ont sorti toutes sortes d’objets artisanaux ainsi que de beaux ensembles en soie et en coton… Comment voulez-vous résister ? En tout cas ce matin-là, les affaires furent bonnes pour cette famille car tout le monde ( ou presque) est redescendu avec un ou plusieurs paquets sous le bras.
Dernier regard sur les rizières ...
Le car nous attend au débarcadère : en chemin nous recroisons un éléphant.
Retour à Huê pour le déjeuner.
A suivre…
D’autres photos ICI.
Pour finir, je vous propose une vidéo que j'ai découverte et qui montre bien la vie sur les sampans.
08:55 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
Carnet de route au Vietnam, neuvième jour (suite et fin)
Nous avions déjà chargé les bagages dans le car le matin même, et après le déjeuner nous quittons donc définitivement Huê en direction du sud.
La route nous faisait passer par le col des Nuages. Malheureusement pour nous, c’est la saison des pluies dans cette région et nous n’avons pas pu admirer le paysage, ni même descendre du car.
Juste un aperçu de la plage.
Juste avant l’arrivée à Da Nang, nous constatons avec tristesse les dégâts causés par le typhon lors de son passage en octobre dernier.
Les immeubles en bord de mer portent encore les stigmates du raz-de-marée.
Da Nang est la 3e ville du Vietnam en importance économique. C’est une ville portuaire en pleine croissance. Cette ville qui fut une des plus grandes bases aériennes américaines durant la guerre, a peu souffert des bombardements, mais comme le relate Olivier Todd dans "Cruel avril" :
« L'évacuation de Da Nang dépasse tout ce qu'on a décrit, photographié, télévisé jusque-là comme scènes atroces.»
Nous faisons un arrêt pour visiter le célèbre musée Cham.
Il fut construit en 1915 par l’école française d’Extrême-Orient et réunit des œuvres provenant de la culture des Cham.
Pour en savoir plus, je vous invite à cliquer ICI.
C’est la saison où les frangipaniers sont en fleurs.
Après cette visite nous reprenons la route et arrivons bientôt à Hôi An, située à 35 kilomètres plus au sud.
Ah voici l’hôtel où nous allons pouvoir poser les valises pour deux nuits !
Un vrai petit paradis cet hôtel, avec sa belle terrasse plongeant sur la piscine, son jardin où l’on s’imagine déjà prendre le petit déjeuner le lendemain…
Le soir nous dînons près du jardin, portes grandes ouvertes. Tiens ! Un moustique...ah ! un autre...
Ah mais nos amis les lézards sont là, avec leur corps translucide,collés au plafond, pour nous en débarrasser.Je regarde quand même au fond de mon bol de soupe, voir si l'un d'entre eux n'y aurait pas fait un plongeon par inadvertance, on ne sait jamais...
A suivre
07:50 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
05:27 Publié dans Vietnam | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : voyage, vietnam | |
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VIETNAM, VIII
Carnet de route au Vietnam, huitième jour
Tien nous a prévenus : « Demain vous serez réveillés à 3h45. Un petit déjeuner vous sera servi à 4h30. Ensuite nous partirons pour l’aéroport. Nous devons y être à 5h pour l’enregistrement des bagages.»
A 3h30 je suis déjà dans le hall de l’hôtel. J’avais repéré la veille au soir qu’il y avait un ordinateur, l’occasion d’envoyer un mail à ma fille pour lui donner de mes nouvelles et prendre des siennes.
Sur la route menant à l’aéroport, on remarque, malgré l’heure matinale, un trafic intense. Les gens se rendent à la ville pour y vendre leurs produits. Les vélos sont chargés au maximum, la plupart ne sont pas éclairés.
Tien se charge de l’enregistrement de tous nos bagages. C’est l’heure des adieux car nous aurons bientôt un autre guide pour le reste du voyage. Durant la nuit, Tien a gravé pour chacun d’entre nous un CD sur lequel il a mis toutes les photos qu’il a prises du groupe durant cette semaine passée ensemble. Attention très délicate qui, personnellement, me touche beaucoup !
A 6h l’avion décolle. Le vol dure environ 2h30. Destination : Huê.
Avec une population d’environ 400 000 habitats, Huê est une très jolie ville au passé très riche culturellement. Elle s’étire nochalamment le long de la rivière des Parfums et la mer n’est qu’à 20km seulement.
Durant la guerre, elle a eu à subir d’énormes destructions. On estime que sur les 300 monuments historiques de la ville, 80 seulement ont pu être sauvegardés.
Mais nous voici dans le hall de l’aéroport. De l’autre côté de la vitre nous apercevons notre nouveau guide. Il s’appelle Thuan.
Il nous conduit bientôt à l’hôtel, le « Gold Hotel » et nous laisse une bonne heure à reprendre quelques forces.
Il pleut sur Huê ou plutôt il tombe un léger crachin, mais la température est très douce, environ 20°. Je repense à Isabelle et son amie que j’avais rencontrées à mon départ de Roissy. Leur séjour doit être maintenant terminé.
La matinée commence donc par la visite d’un des nombreux tombeaux royaux construits dans cette vallée.
Nous visitons le tombeau de l’Eternité dédié à l’empereur Tu Du'c qui régna de 1848 à 1883. La construction de son tombeau commença de son vivant , en 1864, pour s’achever en 1867. Les conditions de travail y étaient particulièrement pénibles pour les trois mille ouvriers et ils se révoltèrent en 1866.
L’endroit est un véritable havre de paix : un parc magnifique au milieu duquel se trouve un lac artificiel recouvert de nénuphars. Le parc est agrémenté de pavillons sur pilotis où l’empereur aimait se rendre pour écrire de la poésie.
Un imposant escalier mène à une première bâtisse qui lui faisait office de bureau. On accède ensuite à une autre cour où se trouvaient les appartements privés de l’empereur. A ce sujet, l’empereur eut plus de 100 épouses et concubines, mais, malgré cela, il ne réussit jamais à avoir d’héritiers ! Il aurait attrapé les oreillons dans sa jeunesse ce qui l’aurait rendu stérile.
Ensuite on accède à la cour d’honneur avec ses rangées de mandarins et d’animaux traditionnels ( les chevaux et les éléphants). La taille des statues est volontairement petite car il était interdit de représenter les mandarins plus grands que l’empereur et comme celui-ci ne mesurait pas plus de 1m45, vous comprenez .
Un peu plus loin se trouve la stèle en marbre qui vante les mérites de l’empereur ; elle est gravée en caractères chinois et pèse plus de 20 tonnes. C’est une sorte d’autobiographie rédigée par l’empereur lui-même qui fait une sorte d'auto-critique de son règne. Enfin on accède au tombeau proprement dit de l’empereur. ( tiens, je n’ai pas photographié ? …)
Tous les bâtiments sont en restauration suite aux dégâts produits par une importante crue de la rivière qui laissa des traces noires que vous apercevez sur les photos.
On était bien dans ce parc, s’il n’y avait eu que moi, on y serait bien resté un peu plus longtemps. Mais d’autres visites nous attendent.
Sur le chemin du retour on s’arrête devant une petite échoppe où une famille fabrique des bâtons d’encens. La petite jeune fille nous fait un peu pitié et dans le coup on achète tout le stock !
Puis nous rentrons à Huê pour déjeuner ici.
A suivre
D’autres photos ICI.
07:55 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Carnet de route au Vietnam, huitième jour (suite et fin)
Continuons notre découverte de Huê :
Après le déjeuner, nous partons visiter la citadelle.
Cette ville porta différents noms au cours des siècles. Ce n’est qu’en 1802 qu’elle devint définitivement « Huê » et fut considéré comme la capitale. L’empereur Gia Long, le premier appartenant à la dynastie des Nguyên, commença alors d’importants travaux en vue de l’embellissement de la ville. Ces travaux s’achevèrent en 1833.
13 empereurs régnèrent alors sur le Vietnam jusqu’en 1945. Le dernier empereur, Bao Dai, mourut en exil à Paris en 1997. Il est enterré au cimetière de Passy. Sa dernière épouse, la princesse Vinh Thuy, était une Français, Monique, originaire de Pont-à-Mousson. Ça, c‘est pour la petite histoire.
On sent tout de suite l’influence française dans cette construction qui rappelle de l’extérieur les fortifications de Vauban.
La citadelle couvre une superficie de 400 hectares et elle est entourée d’une muraille haute de 6 mètres, de remparts, de parapets et de bastions.
Au centre de la citadelle se dresse la cité impériale qui reprend la même disposition que la cité interdite de Pékin.
« La porte du midi » est l’entrée principale de la cité.
Le pont de la Voie centrale puis l’esplanade des Grands Saluts.
Le palais du Trône ( construit en 1805). C’est l’unique bâtiment qui par miracle a échappé aux bombardements américains de 1968. Il est en effet important de rappeler qu’à Huê se déroula une des plus sanglante bataille de la guerre du Vietnam.
C’était en 1968, au moment de la fête du Têt… Rappelez-vous !
La cité Pourpre interdite qui prolongeait cet ensemble fut malheureusement détruite. C’est dans cet actuel carré de désolation que se trouvaient les appartements privés, les harems de l’empereur.
La couleur des tuiles varie entre le jaune ( pour l’empereur) et le vert (pour les mandarins).
Je dois vous avouer quelque chose : j’ai été une très mauvaise élève sur ce coup là ! Au départ j’étais relativement attentive à ce que nous disait notre guide. Or, nous avons eu affaire à un passionné d’histoire… et comme tout passionné, il ne sait plus s’arrêter !
J’ai donc très vite décroché et je me suis perdue dans les allées, à photographier des fresques, des bonsaïs etc.
Après cette longue visite, nous avons eu droit à un petit tour de cyclopousse puis nous nous sommes bientôt retrouvés sur le marché.
Peu de temps, car il y avait un monde fou et l’on était complètement oppressé par la foule et les motos qui déambulent également dans les allées étroites.
Avant de quitter Huê, je vous propose une balade en moto. Nous allons passer sur le pont Tràng Tiên (l’ancien pont Clémenceau) réservé aux deux roues… Accrochez-vous bien !
Attention, ça démarre...
D’autres photos sur la cité impériale ICI.
16:00 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
05:22 Publié dans Vietnam | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : voyage, vietnam | |
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dimanche, 08 avril 2007
VIETNAM, VII
Carnet de route au Vietnam, septième jour
Le lendemain matin Tien nous emmène visiter un village situé en dehors de la ville.
C’est un endroit assez isolé dans la forêt et où l’ANAPI a construit en 1999 une petite école.
Puis retour à Diên Biên Phu pour une visite du marché. Là j’ai pu découvrir d’où proviennent les gros vers blancs que l’on voit dans les bouteilles d’alcool !
Les femmes les récupèrent dans les tiges des jeunes pousses de ....bambou ou canne à sucre ? ( là j'ai un doute).
Ensuite le car nous conduit à l’aéroport où nous devons prendre l’avion pour rejoindre Hanoï.
L’aéroport a été reconstruit sur les bases de l’ancien aéroport français.
Pour y accéder, il faut montrer patte blanche car l’accès en est farouchement gardé ( si l'on peut dire !)
Nous pique-niquons dans l'aéroport.
Ah mais… voici notre avion.
Il est environ 12h quand l’avion décolle. Nous survolons les rizières, le paysage est magnifique vu de haut.
Adieu les plateaux du nord-ouest !
Il est approximativement 13h30 quand nous atterrissons à Hanoï.
A suivre
D’autres photos ICI.
05:05 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Carnet de route au Vietnam, septième jour (suite et fin)
Nous voici donc de retour à Hanoï ! L’entrée dans la ville nous permet de constater le vaste chantier en cours : les usines ultra-modernes, les quartiers résidentiels et les hotels ultra-chics sortent de terre à la vitesse des champignons ! Depuis la levée de l’embargo américain, en 1994, la prude Hanoï tente à devenir une vaste mégalopole où les investisseurs japonais, coréens, américains et dans une moindre mesure, européens, implantent des complexes gigantesques.
Le centre garde heureusement son charme suranné de ville coloniale, avec son immense lac en plein cœur de la ville.
Nous commençons par visiter le musée d’ethnographie du Vietnam., situé à 20minutes du centre. Dans un vaste parc ce musée présente une collection intéressante d’objets artisanaux des différentes ethnies peuplant le Vietnam. On compte 54 ethnies au Vietnam. La plus représentée est l’ethnie des Viet qui compose 86 % de la population du pays. Les 14% restants regroupent 53 ethnies d’origine diverse parmi lesquelles les Hmong, les Yao et les Thaï que je vous ai déjà présentées.
A l’extérieur du musée, on peut admirer une reconstitution de différentes maisons, des barques de pêche, un théâtre de marionnettes sur l’eau.
Retour au car pour une nouvelle visite. Cette fois-ci nous entrons dans le cœur de la ville, en pleine circulation.
Voici le temple de la Littérature. Construit en 1070, ce temple fut consacré au culte de Confucius et accueillit la première université du Vietnam. Ce collège fut par la suite transféré dans la ville de Hué ( en 1802).
Il est composé de cinq cours majestueuses que l’on franchit par trois portes, la porte centrale étant réservée au mandarin.
Dans la troisième cour, on peut découvrir 82 stèles soutenues par des tortues de pierre. Y sont gravés en chinois les noms des lauréats des concours, au total 1307 « docteurs ». Le nom le plus récent date de 1779.
J’avoue bien humblement avoir un peu zappé les explications, occupée surtout à photographier les bonsaïs ! C’est ça le problème des voyages en groupe, on n’a jamais le temps de flâner.
Après cette belle visite ( pour ceux qui aiment l’architecture asiatique, ce qui n’est pas obligatoirement mon cas), nous repartons dans le centre pour une promenade à pieds.
Arrivée à un carrefour, je m’arrête deux minutes, le temps d’acheter un ananas tranché ( une soudaine petite envie), quand, me retournant, je m’aperçois avec angoisse que j’ai perdu le groupe ! Dans la cohue j’ai beau regarder à droite, à gauche, devant… Plus de Français ! Un certain vent de panique commence alors à m’envahir : je ne me souviens pas où le car s’est garé, je n’ai pas le nom de l’hôtel où nous devons passer la nuit, je n’ai pas pris le guide du routard ( là au moins je pourrai trouver l’adresse de l’ambassade) et je n’ai aucun numéro de portable des membres du groupe ! Alors je me lance au beau milieu du carrefour, parmi les vélos, scooters, motos pétaradantes qui me passent de tous côtés et cherchant vainement une tête connue ! C’est alors que j’aperçois devant moi, mais assez loin… un béret basque !
C’est le grand Bruno, le kiné, qui avait eu la bonne idée ce jour-là de mettre son béret. Sauvée par un béret au milieu des casques coloniaux et des chapeaux coniques… Merci Bruno !
Le jour commence à décliner quand nous faisons une longue balade en cyclopousse à travers les vieux quartiers. Chaque rue regroupe une corporation différente.
Après le dîner ( dont je n’ai aucun souvenir), le car nous fait faire un tour dans Hanoï. Au passage nous pouvons voir un gigantesque monument de marbre et de granit : il s’agit du mausolée de Hô Chi Minh. On retrouve tout à fait l’architecture des grands monuments de l’âge d’or du communisme. Pauvre oncle Hô !quand on songe qu'il souhaitait se faire incinérer sobrement, qu’il voulait que ses cendres soient dispersées sur trois collines du Vietnam ( au nord, au centre et au sud) afin de symboliser la réunification du pays … On est loin de ça !
Il repose dans ce sanctuaire, momifié comme le fut Lénine.
Un peu plus loin, on passe devant la maison du général Giap, le vainqueur de Diên Biên Phu. Il est toujours en vie et on peut l’apercevoir de temps en temps se promener tranquillement dans son jardin.
Voilà, la visite d’Hanoï s’arrête ici. Il est certain que nous n’avons pas tout vu et que cette ville mérite au moins qu’on y séjourne une semaine. Ce sera l’occasion d’y revenir !
L’hôtel nous attend pour une COURTE nuit : le réveil est prévu en effet à 3h45… Pourquoi une heure aussi matinale ?
Vous le saurez demain !
A suivre
D'autres photos ICI.
PS: ça y est, la mémoire m'est revenue ! Je me souviens maintenant où nous avons dîné. C'est ce que j'appelle vulgairement "un piège à cons".Imaginez un restaurant rempli de touristes étrangers venus d'un peu tous les horizons. Le dîner commence assez bien : un groupe local joue, fort bien d'ailleurs, des airs vietnamiens. Puis soudain quelle n'est pas ma suprise d'entendre " Aline", " Poupée de cire, poupée de son", puis ça enchaîne avec " auprès de ma blonde ", " frère Jacques" etc. et, pour que personne ne soit lésé, on continue avec des airs italiens, russes ( tiens, il doit y avoir un groupe de Russes dans le coin!). Il ne manquait plus que les bons vieux airs bavarois et on se serait crû dans une taverne munichoise ! Excédée, je suis sortie au dehors respirer l'air ambiant. Non, mais c'est vrai ça, on ne fait pas 10 000 kilomètres pour entendre ce qu'on connait parcœur.
Mais bon, c'est mon côté râleur qui ressort. Certains ont trouvé cette soirée sensationnelle, comme quoi, il faut de tout pour faire un monde...
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VIETNAM, VI
Carnet de route au Vietnam, sixième jour
C’est sans aucune nostalgie que je quitte cet hôtel le lendemain matin. Nous nous dirigeons à présent vers Diên Biên, située à une centaine de kilomètres plus au sud. Ce nom évoque de bien douloureux souvenirs, n’est-ce pas ? J’y reviendrai en détails dans la prochaine note.
Pour l’instant nous traversons une très belle région montagneuse et verdoyante.
Nous nous arrêtons à plusieurs reprises pour prendre des photos.
Ici, c’est un paisible village, situé à flanc de côteau.
Plus loin, nous visitons un village thaï avec ses maisons sur pilotis.
Diên Biên ( Phu, qui signifie district) n’est plus très loin à présent…
De nos jours la ville connaît un essor considérable. Cette vallée fertile a été déclarée « nouvelle zone économique » et attire une population de plus en plus croissante de montagnards pauvres. C’est aussi une plaque tournante pour le trafic de l’opium, le Laos n’étant situé qu’à seulement quelques kilomètres. Le passage au Laos ne peut s’effectuer qu’au sud de Diên Biên et en ayant pris soin au préalable d’avoir pris un visa à Hanoï et d’y aller en bus. La zone reste interdite d'accès autrement.
Pour la petite histoire, sachez qu’en 1999, quinze personnes furent condamnés à mort pour trafic de drogue.
La ville de Diên Biên ne présente aucun attrait spécifique. C’est une sorte de grande rue commerçante bordée de part et d’autre de magasins divers.
Mais voici notre hôtel, le « Muong Thanh », situé au début de cette artère. Un hôtel spacieux, agréable. Il y a même une piscine au centre ! Un petit bar se trouve également à l’entrée.
On y trouve en vente ces fameuses bouteilles d’alcool de riz dont je vous ai parlé auparavant !
Tout serait idyllique donc, si ce n’est un détail mentionné d’ailleurs dans « le guide du routard » : en fouinant un peu du côté de la piscine, on peut découvrir, caché de la vue, un endroit sombre et nauséabond où est alignée une dizaine de cages.
Dans ces cages très étroites sont enfermés des ours qui font pitié à voir tellement ils semblent stressés.
Et pour cause ! A l’aide d’une seringue la bile de leur vésicule est régulièrement ponctionnée afin d’en faire un alcool prétendument aphrodisiaque !
Nous déjeunons au restaurant de l’hôtel avant d’entamer la visite historique. Mais ce sera l’objet d’une autre note…
A suivre
D'autres photos ICI.
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Diên Biên Phu ou les oubliés de l'histoire
« Béatrice, Eliane, Anne-Marie, Huguette, Claudine, Gabrielle…» Pour certains d’entre nous, ces prénoms évoquent de bien tristes souvenirs. C’était il y a plus d’un demi siècle, quelque part dans ce pays lointain que l’on appelait encore l’Indochine et où notre armée combattait pour une cause perdue d’avance.
Dans cette cuvette de Diên Biên, entourée de collines auxquelles les Français avaient donné de si jolis prénoms, une bataille décisive fut déclenchée le 13 mars 1954 qui devait durer jusqu’au 7 mai, date à laquelle la dernière colline (Eliane) tomba aux mains du Vietminh.
A 17h30 ce jour-là le PC du général De Castries est pris d’assaut.
« Il y eut soudain un surprenant, un terrible silence. Après 56 jours et 57 nuits de bruit et de fureur, nous eûmes l’impression, tout à coup, que nous étions devenus sourds.» (Pierre Schoendoerffer).
Voilà, j’y suis, et je dois dire que c’est un moment particulièrement émouvant. Les chiffres parlent d’eux mêmes :3000 morts, 4000 blessés, 10 000 prisonniers dont seulement un tiers reviendra des camps vietminh.
Nous grimpons en haut de la colline Eliane qui domine à peine la ville.
Juste à côté nous pouvons apercevoir l’énorme trou fait par l’explosion de 900 kilos de TNT que les combattants vietminh avaient fait sauter.
Un peu plus loin nous traversons le pont construit par les Français et franchi 53 ans plus tôt sous les cris de :« xung phong !» ( à l’assaut).
Et voici enfin le Q.G du général De Castries. Les salles sont vides. Dans la première on repense au colonel Piroth, commandant de l’artillerie, qui se suicida le 15 mars 1954.
L’endroit fait penser à un tombeau hanté par des fantômes. Impressionnant !
Ne cherchez pas le cimetière des soldats français. Il n’y en a pas. Les morts furent enterrés ça et là, sur les lieux des combats.
On franchit alors la route et on se trouve face à l’entrée d’un jardin bien entretenu, au milieu duquel trône un monument.
Ce monument a été édifié par un ancien combattant de l’armée française, Rolf Rodel, le 7 mai 1994 à l’occasion du 40e anniversaire de la bataille de Diên Biên Phu.
Nous déposons alors un bouquet de fleurs et nous nous recueillons un instant…
A ce moment là, je pense au père de Mimi, je pense aussi à quelques amis de mon père qui avaient eu la chance d’en réchapper par miracle, je pense à cette infirmière que j’ai connue autrefois et qui avait accompagné les soldats durant toute la campagne.
Quelques liens sur le sujet :
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Carnet de route au Vietnam, sixième jour (suite et fin)
Après le déjeuner, nous partons visiter le musée historique situé à l’autre bout de l’artère principale de la ville.
De part et d’autre du jardin situé à l’entrée se trouvent des vestiges de la bataille ( canons, chars et autres véhicules).
Le musée est bien sûr dédié aux soldats vietnamiens, on y trouve bon nombre de photos des héros Vietminh, des outils ayant servi à la construction des tunnels, des documents, des cartes…
Carte murale montrant l'encerclement de la cuvette
Dans une salle, une immense maquette retrace le déroulement de la prise de Diên Biên, jour après jour. Les explications sont données en français. C’est extrêmement bien fait.
Après cette visite, on traverse la route et l’on se retrouve au pied de la colline « Eliane ». Sur le côté se tient le cimetière viet, entièrement restauré en 1994, à l’occasion du 40e anniversaire de la bataille.
Puis nous nous rendons au QG du général De Castries et devant le monument aux morts dédié aux soldats français ( je vous en ai parlé hier).
Tournons donc la page…
Voici Diên Biên en 2007 : une ville en pleine expansion, très commerçante, pas très belle et assez sale.
Tiens, au passage, je remarque une affiche de propagande. Je m'attendais à en voir beaucoup plus dans les rues ou sur les routes. Mais les temps ont changé, la nouvelle politique s'ouvre au libre échange.L'oncle Hô fait beaucoup moins recette auprès des jeunes !
Comme il nous reste du temps avant le dîner, nous en profitons pour nous balader. Les filles ont soudainement une crise de fièvre acheteuse ! ( n’est-ce pas Roselyne et Huguette ? ).
Mais la nuit tombe soudain à 18h et nous nous rendons compte que nous sommes bien loin de l’hôtel. La pénombre qui s’ensuit et les magasins qui baissent leurs grilles peu à peu rendent soudain l’endroit beaucoup moins attrayant ! On ne voit plus très bien sur quoi on met les pieds et c’est pratiquement au pas de course que nous rejoignons les autres pour le dîner.
A suivre
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